Notre intervention à Vuisternens-devant-Romont
Vuisternens-devant-Romont n'est pas un village mais neuf. Le huit mai deux mille deux, huit communes ont accepté de n'en former qu'une, rejointes un an plus tard par La Neirigue : Estevenens, Les Ecasseys, La Magne, Lieffrens, La Joux, Sommentier, Villariaz et le chef-lieu. Le résultat est une commune étalée sur les hauts de la Glâne, dont les bâtiments sont répartis en une dizaine de groupes séparés par des champs et des bois.
Pour un chantier de couverture, cette dispersion est le premier paramètre. Deux toitures de la même commune peuvent se trouver à six kilomètres l'une de l'autre, à des altitudes différentes et sur des versants opposés. Nous organisons donc les visites par secteur, et quand plusieurs propriétaires d'un même hameau décident en même temps, une seule mobilisation d'échafaudage et de matériel sert à tous — c'est là que la commune gagne réellement quelque chose à son étalement.
Le chef-lieu lui-même est double : un noyau autour de l'église et un second près de la gare, sur la route de Romont à Bulle. S'y ajoutent trois chapelles anciennes — celle de Mounaz, fondée en mille six cent dix, celle de Saint-Garin, bâtie en mille six cent cinquante et un pendant les épidémies de peste, et celle de Sainte-Anne, où furent ensevelis les pestiférés de Sommentier. Des ouvrages modestes, mais protégés, où la couverture se répare à l'identique.
Sept cent nonante et un mètres d'altitude : ici, la neige tient. Trente-huit kilomètres de notre atelier.