Notre intervention à Genève
Genève est de très loin la plus grande commune où nous intervenons : deux cent neuf mille habitants sur seize kilomètres carrés, soit plus de treize mille personnes au kilomètre carré. Aucune autre commune de notre secteur n'en approche — Vevey, la plus serrée du canton de Vaud, plafonne à huit mille.
Ce que cela change pour un couvreur tient en un mot : la hauteur. Sur les immeubles de rapport du dix-neuvième siècle qui font le centre, la toiture est à cinq ou six étages du trottoir. On n'y monte pas une échelle. Il faut un échafaudage complet ou une grue, une autorisation d'occuper le domaine public, parfois un accès négocié par la cage d'escalier — soit des semaines de préparation avant le premier jour de travail. Cela se chiffre, et cela figure dans l'offre.
Le matériau change lui aussi. Sur ces mêmes immeubles, la couverture est souvent en tôle ou en zinc plutôt qu'en tuile, avec des combles brisés, des lucarnes et des chéneaux encaissés. C'est un ouvrage de ferblantier — notre second métier — davantage qu'une pose de tuiles.
Trois cent septante et un mètres d'altitude, à cent six kilomètres de notre atelier. C’est l’un de nos chantiers les plus lointains, et nous l'organisons en conséquence : un seul relevé, complet, puis une offre ferme.