Notre intervention à Siviriez
Siviriez est un lieu de pèlerinage. La maison de La Pierraz, où vécut Marguerite Bays, béatifiée en mille neuf cent nonante-cinq, attire des visiteurs toute l'année, et une chapelle lui a été dédiée au bois de Villaraboud en deux mille. L'église Saint-Sulpice, bâtie entre mille huit cent quatre et mille huit cent sept, abrite des vitraux du vingtième siècle et une cloche gothique du quinzième.
Ce patrimoine impose une manière de travailler. Sur un édifice de culte ou un bâtiment classé, la couverture ne se remplace pas : elle se répare à l'identique, tuile par tuile, avec des matériaux compatibles et une dépose conservatoire. C'est un travail lent, qui se chiffre au temps passé plus qu'à la surface, et qui suppose de discuter le détail avant de commencer.
Le reste de la commune est agricole — près des trois quarts du territoire — avec les grandes fermes de la Glâne et leurs toitures d'un seul tenant. À sept cent huitante-deux mètres de moyenne, et jusqu'à plus de neuf cents sur les hauts, l'enneigement n'est pas anecdotique : la charge se calcule, et les barres à neige ne sont pas décoratives au-dessus d'un accès ou d'une entrée.
La commune s'est constituée en deux temps, en mille neuf cent septante-huit puis en deux mille quatre, par la réunion de plusieurs villages — Chavannes-les-Forts, Le Saulgy, Prez-vers-Siviriez, Villaraboud et Villaranon. Le nom de Siviriez reste celui du chef-lieu.
Trente-huit kilomètres de notre atelier, dans le sud de la Glâne.