Notre intervention à Cottens
À sept cent vingt-sept mètres, Cottens est le point haut de la couronne fribourgeoise — cent quarante mètres au-dessus de la ville de Fribourg, et deux cent cinquante au-dessus de Cugy, dans la même région. Sur une carte, cela ne se remarque pas. Sur un toit, cela change la donne.
À cette altitude, le gel et le dégel alternent tout l'hiver au lieu de s'installer une fois pour toutes. C'est ce cycle, plus que le froid lui-même, qui détruit une couverture : l'eau pénètre dans la porosité de la tuile en journée, gèle la nuit, et fait éclater le matériau par feuillets. Une tuile de qualité moyenne qui tiendrait quarante ans en plaine en fait vingt-cinq ici.
Nous ne posons donc pas les mêmes produits qu'à Granges-Paccot ou à Givisiez, à quelques kilomètres de là. La résistance au gel se lit sur la fiche technique du fabricant, et c'est le premier critère que nous regardons pour une commune de ce niveau.
La charge de neige entre elle aussi dans le calcul. À cette altitude, elle tient plusieurs semaines et se tasse : les crochets à neige au-dessus des accès, des entrées et des places de stationnement ne sont pas une option de confort mais une mesure de sécurité, et nous les posons systématiquement en réfection complète.
La commune est rurale : village compact, fermes, terres agricoles autour. Mille cinq cent neuf habitants, NPA 1741, à vingt-huit kilomètres de notre atelier.