Notre intervention à Domdidier
Domdidier abrite l'un des lieux de culte les plus anciens de la Broye : la chapelle Notre-Dame de Compassion, dont la première construction remonte aux cinquième et sixième siècles. S'y ajoutent un château du seizième, une église bâtie entre mille huit cent trente-sept et mille huit cent quarante-deux, et une chapelle de mille sept cent quatorze au hameau de Coppet. Le village a de la mémoire, et cela se voit sur ses toits.
Il a aussi une zone industrielle, adossée à l'autoroute, où sont installées des entreprises de dimension nationale. C'est ce qui fait de Domdidier un cas à deux vitesses. D'un côté des couvertures anciennes, en petites tuiles, sur des charpentes qui ont deux ou trois siècles et que l'on ne touche pas sans savoir ce qu'on fait. De l'autre des halles récentes, à très faible pente, en étanchéité ou en bacs, où la question devient celle de la fixation et des points singuliers.
Ce sont deux métiers, et nous les chiffrons différemment. Sur l'ancien, l'essentiel du temps passe en dépose soignée et en reprise de charpente ponctuelle ; sur la halle, il passe en organisation, en sécurité de bord de toit et en traitement des relevés.
Le village est en plaine, à quatre cent quarante-trois mètres, à une huitaine de kilomètres au nord du lac. La brume d'automne y stagne et les pans nord ne sèchent pas de la saison.
Depuis deux mille seize, Domdidier forme avec Dompierre, Léchelles et Russy la commune de Belmont-Broye. Le nom de Domdidier reste celui du village et des adresses — c'est le plus peuplé des quatre. Quinze kilomètres de notre atelier.