Notre intervention à Givisiez
Givisiez est une commune de trois kilomètres carrés et demi qui accueille l'une des principales zones d'activité de l'agglomération fribourgeoise. Garages, commerces, entrepôts, ateliers : sur une bonne moitié du territoire, le bâti n'est pas résidentiel, et cela se lit immédiatement depuis un toit.
Ces bâtiments ont des couvertures qui n'ont rien à voir avec celles d'une maison. Grandes surfaces plates ou à très faible pente, membrane ou étanchéité multicouche, acrotères, évacuations intérieures, et une quantité d'équipements posés dessus — ventilations, groupes de froid, panneaux, garde-corps. Chacun de ces éléments traverse l'étanchéité, et chaque traversée est un point de fuite potentiel.
Notre méthode y est donc inverse de celle d'une villa. Sur une toiture plate, nous ne commençons pas par la surface mais par la périphérie et les percements : relevés en pied d'acrotère, entrées d'eau pluviale, socles de machines, joints de dilatation. Une membrane saine ne fuit presque jamais en son milieu.
L'autre moitié de la commune est résidentielle, à six cent vingt-huit mètres, avec des toitures en tuiles classiques. Nous traitons les deux, ce qui évite au propriétaire d'un bâtiment mixte de chercher deux entreprises.
Le voisinage de la zone d'activité influe aussi sur les maisons. Les toitures situées sous les couloirs de circulation des poids lourds reçoivent des poussières et des résidus de freinage qui se déposent dans les chéneaux et forment un dépôt gras, plus difficile à évacuer que des feuilles. Un curage annuel y est un minimum.
Trois mille cent soixante-six habitants, NPA 1762, à vingt-cinq kilomètres de notre atelier.