Notre intervention à Lucens
Le château de Lucens domine le bourg depuis un éperon rocheux, au-dessus de la Broye. Cette silhouette commande le village : les toitures anciennes s'alignent au pied du promontoire, serrées le long de la rue principale, et se voient toutes depuis le château comme depuis la route qui y monte.
Sur un tel alignement, une réfection isolée ne passe pas inaperçue. La teinte, le format et même le sens de pose des tuiles se remarquent d'un toit à l'autre, et nous faisons valider un échantillon avant de commander plutôt que de découvrir l'écart une fois la moitié du pan posée.
Hors du bourg, la commune est agricole et industrielle : fermes de la plaine de la Broye aux grandes toitures d'un seul tenant, et quelques bâtiments d'activité. Deux échelles de chantier sur un même territoire, qui n'appellent ni le même matériel ni la même façon de chiffrer.
Le promontoire modifie aussi les vents. Le bourg est abrité au pied du rocher, mais les bâtiments situés sur le plateau, au-dessus, reçoivent la bise de plein fouet. Deux adresses distantes de cinq cents mètres ne demandent donc pas la même fixation des rives ni la même vigilance après une tempête.
Quatre cent nonante-sept mètres, quatre mille deux cents habitants, à trente-six kilomètres de notre atelier — la limite de notre zone d'intervention habituelle.