Notre intervention à Chavannes-près-Renens
Chavannes-près-Renens est coupée en deux. L'autoroute, ouverte en mille neuf cent soixante-quatre, traverse la commune et sépare la partie nord, faite de maisons et d'immeubles, de la partie sud où se trouvent les bâtiments universitaires et les zones d'activité. Sur un kilomètre carré et demi seulement, avec près de dix mille habitants, c'est l'une des communes les plus denses de notre secteur.
Le sud concentre des ouvrages qui ne ressemblent à rien d'autre dans notre rayon d'intervention. Des bâtiments universitaires des années septante et quatre-vingt, les archives cantonales, et une résidence étudiante de deux mille dix-neuf dont la forme circulaire impose une couverture en pente continue sur un plan courbe. Ce type de toiture ne se traite pas au mètre carré : chaque rang change de longueur, les recouvrements se calculent, et une réparation ponctuelle mal ajustée se voit immédiatement.
Le nord relève d'un travail plus classique, mais dense : immeubles mitoyens, cours étroites, stationnement rare. L'installation du chantier y pèse autant que la pose, et nous la chiffrons séparément plutôt que de la dissimuler dans un prix global.
La commune a eu son industrie — poterie, chocolat, puis la bande auto-agrippante — avant que l'université ne la fasse basculer dans le tertiaire à partir de mille neuf cent septante. Le métro la dessert depuis mille neuf cent nonante et un.
Trois cent nonante-huit mètres, à cinquante-huit kilomètres de notre atelier.