Notre intervention à Nyon
Nyon est la plus éloignée de nos communes vaudoises : huitante-six kilomètres à vol d'oiseau, davantage par la route. Nous le disons d'emblée, parce que cela change notre façon de travailler. Nous ne passons pas « voir rapidement » : nous venons une fois, avec ce qu'il faut pour tout relever d'un seul coup.
Un premier déplacement sert donc à faire le tour complet — état de la couverture, des chéneaux, des solins et des sorties de toit, photos de chaque point litigieux, mesures. L'offre part ensuite sous quarante-huit heures et ne demande pas de seconde visite. Sur un chantier lointain, c'est le seul moyen de tenir un prix ferme sans gonfler le devis d'une provision pour imprévu.
La ville elle-même est ramassée : vingt-trois mille trois cent cinquante et un habitants sur moins de sept kilomètres carrés, entre le lac et le vignoble de La Côte. Son centre ancien, dominé par le château et par les colonnes qui rappellent la colonie romaine fondée ici au premier siècle avant notre ère, est inscrit à l'inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale : teinte et matériau s'y vérifient auprès de la commune avant commande.
Quatre cent trois mètres, rive dégagée, exposition franche à la bise.