Notre intervention à Chavornay
Chavornay est d'abord un point de transbordement. La gare est sur la ligne Lausanne–Yverdon et sert de terminus à la ligne venue d'Orbe ; s'y ajoutent un port franc et un terminal combiné rail-route, où les conteneurs passent du train au camion. Cette fonction a dessiné la commune : de grandes halles, des surfaces couvertes qui se comptent en milliers de mètres carrés, et très peu de pente.
Sur ces toitures posées en pleine plaine, sans un relief ni un bâtiment voisin pour couper le vent, c'est le soulèvement qui commande. Une membrane vaut par sa fixation autant que par sa qualité, et les zones de rive et d'angle, là où la dépression est la plus forte, demandent une densité de fixation supérieure au reste de la surface. C'est le premier point que nous vérifions sur un bâtiment de cette taille, avant même l'état du revêtement.
Le reste du territoire est agricole : fermes aux vastes pans d'un seul tenant, hangars, quelques villages. Depuis le premier janvier deux mille dix-sept, Chavornay forme une seule commune avec Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet. Le nom n'a pas changé — c'est celui que tout le monde emploie et celui des adresses.
Quatre cent cinquante-trois mètres, dans la plaine de l'Orbe, à quarante et un kilomètres et demi de notre atelier. Notre chantier le plus proche est à Couvet, à vingt-quatre kilomètres.