Notre intervention à Bercher
Bercher est un terminus. Le train à voie étroite venu de Lausanne par Échallens s'y arrête depuis mille huit cent huitante-neuf et ne va pas plus loin. Cette ligne a fait le village : elle lui a apporté une fabrique de lait condensé en mille huit cent huitante, qui a tourné jusqu'en mille neuf cent vingt et un, puis, un siècle plus tard, des habitants qui travaillent à Lausanne ou à Yverdon et rentrent le soir.
Il en résulte deux générations de toitures qui se côtoient. D'un côté le noyau ancien — le château, l'église Saint-Michel et sa cure, un grenier classé, des fermes du Gros-de-Vaud aux pans très étendus. De l'autre, des quartiers d'habitation récents, aux volumes simples et aux couvertures encore jeunes, dont la question n'est pas la réfection mais l'entretien et parfois l'isolation.
Sur les bâtiments anciens, la difficulté tient à la charpente autant qu'à la couverture. Un moulin et une forge sont attestés sur la Mentue depuis le quatorzième siècle : on bâtit ici depuis longtemps, avec des bois de récupération et des reprises successives. Une dépose réserve donc des surprises, et nous préférons le dire avant plutôt que de découvrir une panne fendue en cours de chantier et de renégocier.
Six cent trente-sept mètres, sur le plateau du Gros-de-Vaud, entre la Mentue à l'est et le ruisseau de la Foirause à l'ouest. Trente-huit kilomètres de notre atelier : nous organisons le relevé en une seule visite complète.