Notre intervention à Bussigny
À Bussigny, la question n'est presque jamais « qui est le propriétaire » mais « qui décide ». Sur les quelque trois mille sept cents logements que compte la commune, moins de six cents sont des maisons individuelles. Autrement dit, plus de huit toitures sur dix couvrent un immeuble, avec une propriété par étages, une régie, un comité, et un calendrier de décision qui n'a rien à voir avec celui d'une villa.
Nous avons adapté notre façon de faire à cela. Pour un immeuble, nous fournissons un rapport d'état documenté par des photographies, une offre décomposée poste par poste, et une estimation de durée de vie résiduelle des éléments que nous ne remplaçons pas. C'est ce dont une assemblée a besoin pour voter, et c'est ce qui manque le plus souvent aux devis qu'on nous montre.
Le bâti ancien n'a pas disparu pour autant : le temple a été reconstruit entre mille huit cent cinquante-six et mille huit cent cinquante-huit, une ferme de type maison forte conserve des éléments gothiques tardifs, et plusieurs maisons de maître du dix-huitième siècle subsistent. Un garage de mille neuf cent cinquante-trois, signé d'un architecte connu, rappelle que le vingtième siècle a lui aussi laissé des ouvrages qui méritent d'être traités correctement.
La commune s'étend entre trois cent huitante-sept et quatre cent nonante-cinq mètres, bordée par la Venoge à l'ouest et la Sorge à l'est. Elle a sa gare depuis mille huit cent huitante-cinq et a obtenu le statut de ville en deux mille quinze.
Cinquante-sept kilomètres de notre atelier.