Notre intervention à Bellevue
Bellevue est une commune récente : elle a été créée le premier juillet mille huit cent cinquante-cinq, par détachement de Collex-Bossy. Avant mille huit cent quinze, ce territoire suivait le destin du Pays de Gex, donc de la France. Elle est aujourd'hui l'adresse de deux maisons de premier plan — un groupe de l'industrie du luxe et une banque privée — ainsi que d'un hôtel cinq étoiles au bord de l'eau.
Ces bâtiments de siège relèvent d'une couverture très différente de celle d'un immeuble d'habitation. Ce sont des architectures dessinées, où la toiture fait partie de l'image : rives fines, absence de débord, matériaux choisis pour leur teinte autant que pour leur tenue. Une réparation y est d'abord un problème d'aspect. Nous ne remplaçons donc jamais un élément visible sans avoir vérifié la disponibilité du modèle d'origine, et nous le disons quand il n'existe plus — mieux vaut l'annoncer que de livrer une reprise qui se remarque.
S'y ajoute une contrainte d'exploitation : dans un siège ou un hôtel, le chantier ne doit ni se voir ni s'entendre depuis les espaces d'accueil. Cela impose des horaires, des cheminements dédiés et parfois un travail en dehors des heures ouvrables, que nous chiffrons comme tel.
La commune borde le lac au nord, avec le port Gitana et son aménagement de calcaire en amphithéâtre, et compte le hameau des Tuileries et sa gare. Elle s'étend entre trois cent septante-quatre et quatre cent trente-cinq mètres.
Cent deux kilomètres de notre atelier.