Notre intervention à Troinex
Troinex abrite le siège pour la Suisse romande de l'Église apostolique arménienne. Son édifice se reconnaît de loin à sa toiture conique, forme héritée d'une tradition constructive vieille de plus de mille cinq cents ans, où le toit n'est pas une protection posée sur des murs mais le prolongement direct de la maçonnerie.
Une couverture de cette forme n'a rien de commun avec un pan droit. Chaque rang change de longueur en montant, les recouvrements varient continûment, et l'ouvrage se termine par une pointe où tout converge — le point le plus exposé et le plus difficile à rendre étanche. Sur ce type de toiture, on ne fait pas de réparation ponctuelle sans relever précisément la géométrie existante, faute de quoi la reprise se voit et, pire, crée un point d'arrêt d'eau.
Le reste de la commune est agricole aux deux tiers, malgré une croissance démographique de plus de trente pour cent en une décennie. Le bâti mêle des fermes de la plaine genevoise, deux autres lieux de culte et des quartiers résidentiels récents.
On y a mis au jour en mille huit cent dix-neuf la Pierre aux Dames, un bloc de granit portant quatre figures féminines sculptées, aujourd'hui conservé au musée d'art de Genève. La commune, détachée de Veyrier en mille huit cent dix-sept, touche la France.
Quatre cent vingt-cinq mètres, à cent dix kilomètres de notre atelier.