Notre intervention à Perly-Certoux
La plaine de l'Aire, à Perly-Certoux, est une plaine maraîchère. Cela veut dire des serres et des tunnels, en verre ou en film, qui couvrent des surfaces considérables et qui relèvent d'un savoir-faire à part.
Une serre n'est pas une toiture au sens habituel. Sa couverture est aussi sa façade, elle est translucide, et elle travaille en permanence sous l'effet des écarts de température entre l'intérieur et l'extérieur. Les points de rupture y sont toujours les mêmes : les fixations des vitrages, les joints de faîtage et les chéneaux intérieurs, qui reçoivent l'eau de deux versants et se bouchent d'autant plus vite qu'ils sont proches de cultures. Un contrôle d'automne, avant les premières gelées, évite l'essentiel des sinistres — une serre dont un chéneau gèle se vide sur les cultures.
Le reste de la commune s'organise le long de l'axe qui mène de Genève à Saint-Julien, en France, avec une zone de commerce et d'artisanat développée sur cette route. Les deux villages, eux, restent essentiellement résidentiels.
Perly-Certoux est née en mille huit cent vingt et un de la division de Compesières ; avant mille huit cent quinze, les deux villages dépendaient de Saint-Julien. Une villa gallo-romaine y a été fouillée en deux mille neuf et deux mille dix.
Quatre cent trente-sept mètres, à cent treize kilomètres de notre atelier — la plus éloignée des communes que nous couvrons.