Notre intervention à Confignon
Confignon va changer d'échelle. Ses habitants ont accepté de déclasser des terres agricoles pour y bâtir, avec la commune voisine, trois mille sept cents logements et deux mille cinq cents emplois. Pour une commune qui compte aujourd'hui quatre mille cinq cents habitants sur moins de trois kilomètres carrés, c'est un doublement, voire davantage.
Cela nous concerne à deux titres. D'abord parce qu'un tel programme produit, en quelques années, un parc de toitures neuves posées dans une même période — donc un parc qui vieillira ensemble, avec les mêmes matériaux et les mêmes points faibles. C'est exactement la situation que nous rencontrons aujourd'hui dans les communes bâties d'un coup au vingtième siècle, où toute une rue arrive en fin de vie la même décennie.
Ensuite parce que le village existant, lui, ne change pas. Son église Saint-Pierre-et-Paul occupe un site de culte très ancien, et le noyau ancien garde des bâtiments qui demandent une réparation à l'identique. Les deux mondes vont cohabiter à quelques centaines de mètres, et ils n'appellent ni les mêmes matériaux ni les mêmes délais.
La commune est traversée par l'Aire, et près de la moitié de son territoire reste agricole pour l'instant. Elle s'est séparée de Bernex et d'Onex en mille huit cent cinquante pour devenir indépendante l'année suivante. Des vestiges romains y ont été découverts en mille huit cent quatre-vingt-quatre.
Cent onze kilomètres de notre atelier.