Notre intervention à Satigny
Satigny est la plus grande commune viticole de Suisse : quatre cent trente-huit hectares de vignes, soit quarante pour cent de sa surface agricole utile. Et pourtant, trois zones industrielles y rassemblent près de six cents entreprises et six mille emplois. Ces deux réalités cohabitent sur dix-neuf kilomètres carrés, et elles n'appellent pas le même métier.
Côté vigne, ce sont des bâtiments d'exploitation : caves, hangars, remises, souvent anciens, avec de vastes toitures d'un seul tenant que l'on entretient rarement tant qu'elles ne fuient pas. C'est une erreur fréquente. Sur une cave, une infiltration ne se voit pas tout de suite mais l'humidité qu'elle installe est un problème pour ce qui est stocké dessous, bien avant d'être un problème pour la charpente.
Côté zone d'activité, on retrouve les très grandes surfaces à faible pente, où tout se joue sur la fixation, les relevés d'acrotère et les évacuations. Une commune, deux façons de chiffrer.
Le patrimoine bâti n'est pas en reste : le temple, dont les parties les plus anciennes remontent aux dixième et onzième siècles, a été profondément remanié en mille sept cent seize ; le prieuré voisin est devenu maison bourgeoise en mille six cent dix ; s'y ajoutent le château de Choully, bâti entre mille sept cent vingt et mille sept cent vingt-cinq, et le village fortifié de Peney avec son église reconstruite au début du dix-huitième siècle.
Quatre cent trente et un mètres, à cent dix kilomètres de notre atelier.