Notre intervention à Thônex
Thônex est bornée par trois rivières. Le Foron à l'est marque la frontière avec la France, la Seymaz à l'ouest la sépare de Chêne-Bougeries, l'Arve au sud de Veyrier. Entre elles, seize mille huit cents habitants sur moins de quatre kilomètres carrés : plus de quatre mille au kilomètre carré.
Cette position de commune frontière, avec son poste de douane de Moillesulaz, a produit un tissu continu où le bâti suisse et le bâti français se touchent. Sur le terrain, cela veut dire des parcelles étroites, des immeubles mitoyens, et des accès qui passent souvent par une cour partagée ou par la rue. L'installation d'un chantier s'y prépare donc en amont : emprise, horaires de livraison, cheminement des piétons. Nous la traitons comme un poste identifié dans l'offre, parce qu'elle représente une part réelle du coût et qu'un devis qui l'ignore se révèle faux dès le premier jour.
La commune n'est pas seulement résidentielle. Deux industries de premier plan y sont installées, l'une horlogère, l'autre connue pour ses crayons, et l'activité industrielle occupe près d'un emploi sur cinq. Ces bâtiments-là relèvent d'un autre métier : grandes surfaces à faible pente, équipements en toiture, et une production qui ne s'arrête pas pendant les travaux.
Thônex garde par ailleurs quatre anciennes localités — Fossard, Moillesulaz, Mon-Idée et Villette — dont les noyaux se lisent encore dans le tissu.
Cent cinq kilomètres de notre atelier.