Notre intervention à Yvonand
Yvonand tient la plus longue plage du lac de Neuchâtel, une rive de sable qui attire chaque été campeurs et résidences secondaires. Le village est à quatre cent trente-six mètres, au niveau de l'eau, à l'embouchure de la Menthue.
Ce caractère saisonnier change la nature du parc bâti. À côté du village permanent, on trouve un grand nombre de constructions légères, de chalets et de résidences occupées quelques mois par an — des toitures souvent modestes, parfois anciennes, et surtout laissées sans surveillance neuf mois sur douze. Une tuile déplacée en novembre ne se découvre alors qu'en avril, avec une charpente qui a pris l'eau tout l'hiver.
Nous proposons pour ces bâtiments un contrôle d'automne plutôt qu'une intervention de printemps : quelques dizaines de minutes avant la fermeture saisonnière évitent la reprise d'une sous-couverture entière. C'est le seul cas de notre secteur où le calendrier d'entretien se cale sur l'occupation et non sur la météo.
Le sable, lui, voyage. Porté par le vent d'ouest, il s'accumule dans les chéneaux et les noues des bâtiments proches de la rive, où il forme un dépôt qui retient l'eau et accélère la corrosion des ferblanteries anciennes. C'est un point que nous vérifions systématiquement ici, et nulle part ailleurs dans notre secteur.
Trois mille quatre cent vingt-sept habitants, à vingt-cinq kilomètres de notre atelier.