Notre intervention à Pregny-Chambésy
C'est par Pregny que le phylloxéra est entré en Suisse. En mille huit cent soixante-neuf, des vignes anglaises introduites au château y ont apporté l'insecte qui allait ravager le vignoble européen. L'anecdote dit quelque chose du lieu : ces grands domaines importaient, cultivaient, expérimentaient — et pour cela, ils bâtissaient des serres.
Ces verrières sont aujourd'hui ce qu'il y a de plus délicat à entretenir sur une propriété historique. Une serre ou une orangerie ancienne associe une ossature métallique ou bois à des milliers de petits verres, avec des mastics qui ont cent ans et des chéneaux intérieurs souvent inaccessibles. On ne les rénove pas comme une toiture : chaque verre cassé se remplace au format d'origine, les profils se traitent contre la corrosion avant remontage, et l'étanchéité se joue sur des recouvrements de quelques millimètres. C'est un travail lent, que nous chiffrons au temps passé.
La commune compte plusieurs châteaux sur trois kilomètres carrés et deux dixièmes — Pregny, Penthes, le Reposoir, celui dit de l'Impératrice — et accueille des missions diplomatiques permanentes, à proximité immédiate du quartier des organisations internationales. Le roi Léopold trois de Belgique y a séjourné de mille neuf cent quarante-cinq à mille neuf cent cinquante.
Elle occupe une colline isolée de la rive droite, à quatre kilomètres de Genève, entre trois cent septante-quatre et quatre cent soixante-six mètres.
Cent trois kilomètres de notre atelier.