Notre intervention à Collonge-Bellerive
Le site palafittique de Bellerive figure depuis deux mille onze au patrimoine mondial, parmi les cent onze stations préhistoriques sur pilotis reconnues autour des Alpes. On construisait donc déjà ici, au bord de l'eau, il y a plusieurs millénaires.
La commune d'aujourd'hui est résidentielle et morcelée : neuf localités — Collonge, Bellerive, Vésenaz, La Capite, La Pallanterie et quelques autres — réparties sur six kilomètres carrés, avec trois ports sur la rive gauche du lac. Pour un couvreur, cela signifie qu'il n'y a pas un « type » de toiture ici mais plusieurs, séparés de quelques centaines de mètres : des villas récentes, des maisons de maître avec leurs dépendances, et le château de Bellerive comme la villa-chalet du prince Essling, tous deux au registre des biens culturels d'importance nationale.
Une contrainte particulière tient aux abords protégés. La réserve naturelle de la Pointe à la Bise, classée en mille neuf cent trente-trois, est l'une des plus anciennes du canton. À proximité immédiate d'un tel périmètre, les interventions bruyantes ou lourdes ne se planifient pas à n'importe quel moment de l'année, et il vaut mieux le savoir en fixant les dates qu'en arrivant sur place.
La commune est passée de la Savoie à Genève par le traité de Turin, en mille huit cent seize. Elle culmine à quatre cent septante-trois mètres et descend au niveau du lac.
Nonante-neuf kilomètres de notre atelier.