Notre intervention à Coppet
Coppet possède trois kilomètres sept de rive sur le Léman, dont une cinquantaine de mètres seulement sont accessibles au public. Tout le reste est en mains privées. Ce chiffre résume mieux que tout la nature du bâti local : de grandes propriétés closes, des maisons de maître et leurs dépendances, sur une commune qui tient en moins de deux kilomètres carrés.
Ces bâtiments posent des questions qu'une villa ordinaire ne pose pas. Les toitures y sont vastes et souvent complexes — corps principal, ailes, orangerie, remise, parfois une tour —, avec des raccords multiples et des matériaux qui ne sont plus fabriqués. Un propriétaire nous demande rarement de tout refaire : il veut savoir ce qui doit être repris maintenant, ce qui peut attendre cinq ans, et ce qui tiendra encore quinze. Nous fournissons donc un état par corps de bâtiment plutôt qu'un prix global, avec les durées de vie résiduelles estimées.
Le bourg lui-même est ancien. Fondé vers mille deux cent huitante, il a reçu ses franchises au quatorzième siècle et est devenu baronnie en mille quatre cent huitante-quatre. Son château, acquis en mille sept cent huitante-quatre par Jacques Necker, a abrité sa fille Germaine de Staël pendant son exil ; le château et le temple réformé figurent parmi les biens culturels suisses d'importance nationale.
Coppet est à nonante-quatre kilomètres de notre atelier, sur la ligne entre Lausanne et Genève. Nous y intervenons pour des chantiers planifiés, avec un relevé complet en une seule visite.