Notre intervention à Écublens
Écublens porte deux campus universitaires. L'École polytechnique fédérale et l'Université de Lausanne occupent une part importante de son territoire, à côté d'un village dont l'église du Motty est mentionnée dès mille cent trente-cinq et d'un château de la Motte bâti sur une motte castrale. Entre les deux, des entrepôts : la grande boulangerie qui fournit Vaud et le Valais, un centre de distribution, des ateliers installés depuis mille neuf cent six.
Trois mondes bâtis sur cinq kilomètres carrés et demi, et trois métiers pour un couvreur. Sur le village ancien, de la petite tuile et des charpentes qu'on ne touche pas sans les avoir sondées. Sur les campus, des toitures techniques encombrées d'installations — ventilation, extraction, groupes de froid — où la fuite ne vient presque jamais de la surface mais d'une traversée, d'un socle mal relevé ou d'une reprise après intervention d'un autre corps de métier. Sur les entrepôts, de très grandes surfaces à faible pente où tout se joue sur la fixation et les évacuations.
Nous chiffrons ces trois familles différemment, et nous le disons. Une offre au mètre carré n'a aucun sens quand la même commune abrite un chœur médiéval et un toit de laboratoire.
La commune est relativement plate, entre trois cent septante-six et quatre cent quarante-trois mètres, traversée par la Venoge, la Sorge et la Chamberonne. Elle était agricole et viticole jusqu'au milieu du vingtième siècle : les premières entreprises arrivent en mille neuf cent soixante, les universités dix ans plus tard.
Cinquante-neuf kilomètres de notre atelier. Nous y venons pour des chantiers planifiés, pas pour un dépannage d'une heure, et nous l'annonçons d'emblée.