Notre intervention à Prilly
Prilly a été une commune industrielle avant d'être une commune dense. À Malley, la croissance commence après mille huit cent quarante ; s'y installent une fabrique de coffres-forts en mille neuf cent deux, puis les machines et les encres qui ont fait la réputation du quartier — dont un constructeur établi là depuis mille neuf cent trente-sept.
Il en reste des halles. Ces bâtiments-là ont des portées que l'habitat ne connaît pas : des charpentes métalliques de grande longueur, des sheds et des verrières qui éclairaient les ateliers par le nord, des couvertures reprises par morceaux au fil des changements d'affectation. Quand on rénove ce type de toiture, la difficulté n'est ni la surface ni la pente : c'est l'hétérogénéité. On y trouve trois ou quatre générations de matériaux sur un même pan, avec des raccords bricolés à chaque jonction, et c'est toujours là que l'eau passe.
Nous commençons donc par relever les zones et leur histoire avant de proposer quoi que ce soit, quitte à ne reprendre qu'une partie de la surface si le reste tient encore.
Le reste de la commune est très ramassé : douze mille sept cent cinquante-huit habitants sur deux kilomètres carrés et deux dixièmes, ce qui en fait l'une des communes les plus peuplées au kilomètre carré de notre secteur. Le château du dix-septième siècle et le temple de mille sept cent soixante-cinq rappellent le bourg d'avant.
Cinquante-six kilomètres de notre atelier. Prilly est sur la ligne du train à voie étroite qui rejoint Échallens et Bercher, deux communes que nous couvrons également.