Notre intervention à Le Mont-sur-Lausanne
Le Mont-sur-Lausanne est devenu une ville en deux mille vingt-quatre, au sens des statistiques fédérales. Le chiffre qui le raconte le mieux : la commune comptait environ mille habitants en mille neuf cents, autant qu'en mille huit cent cinquante, et elle en compte aujourd'hui près de neuf mille cinq cents. Presque tout s'est joué depuis mille neuf cent septante.
Ce basculement n'a pas effacé ce qui précédait. Le village garde son temple de mille sept cent nonante-six, son château de mille cinq cent nonante, sa cure néoclassique, et il reste une quinzaine d'exploitations agricoles en activité. À côté, quatre zones d'activité rassemblent plus de six cents entreprises et huit mille emplois.
Pour un couvreur, cette juxtaposition est la donnée principale. Une ferme du Jorat et un bâtiment d'activité récent n'ont en commun ni les matériaux, ni les pentes, ni les contraintes de chantier. Sur la ferme, le sujet est la charpente ancienne et la logistique d'approvisionnement sur de vastes pans d'un seul tenant. Sur le bâtiment d'activité, c'est la coactivité : l'entreprise continue de tourner, les livraisons ne s'arrêtent pas, et la toiture se reprend par zones avec une mise hors d'eau à chaque fin de journée.
La commune est bâtie sur le versant sud du Jorat, à sept cents mètres, entre deux cours d'eau, et se divise en trois secteurs — Petit-Mont, Grand-Mont et Les Planches — auxquels s'ajoutent plusieurs hameaux.
Cinquante-trois kilomètres de notre atelier.