Notre intervention à Épalinges
Épalinges est un pôle de recherche posé à huit cent quatre mètres. La commune accueille depuis mille neuf cent septante-six un institut de recherche sur le cancer, auquel se sont ajoutés un département universitaire de biochimie, un centre de recherche international, un parc de sciences de la vie et le laboratoire suisse d'analyse du dopage. Le village, lui, est né de défrichements successifs sur la forêt du Jorat, et son église des Croisettes date de mille six cent soixante-deux.
Cette combinaison — des bâtiments techniques à huit cents mètres d'altitude — pose un problème que l'on rencontre rarement en plaine. Un laboratoire se couvre en toiture plate ou à très faible pente, avec des installations en superstructure et des évacuations intérieures. À cette altitude, la neige s'y accumule au lieu de glisser, et une évacuation prise en glace transforme une terrasse en réservoir. La charge n'est plus théorique : elle se calcule, et les points d'évacuation doivent rester accessibles et dégagés en hiver.
Nous vérifions donc en priorité, sur ce type de bâtiment, le nombre et l'état des évacuations, la présence de trop-pleins et l'accès en toiture par mauvais temps. Un trop-plein correctement dimensionné coûte peu et évite un sinistre qui se chiffre en dizaines de milliers de francs.
Le reste de la commune est résidentiel, sur quatre kilomètres carrés et demi, avec près de dix mille habitants. Le métro la relie à Lausanne.
Cinquante-trois kilomètres de notre atelier.