Notre intervention à Cheseaux-sur-Lausanne
Cheseaux-sur-Lausanne est un village de moins de cinq mille habitants qui abrite depuis mille neuf cent soixante-neuf une entreprise connue bien au-delà du canton, spécialisée dans l'enregistrement et les systèmes de chiffrement. Les zones industrielles se sont installées à partir de mille neuf cent soixante, sur une commune qui était agricole.
Le noyau ancien, lui, n'a pas bougé. L'église Saint-Nicolas est mentionnée dès mille cent septante-quatre, le temple protestant date de mille sept cent quarante et un, et trois châteaux d'époques différentes subsistent sur le territoire. Ce patrimoine impose une couverture en petites tuiles, une réparation à l'identique et l'accord de la commune avant travaux — trois choses qui allongent un calendrier et qu'il vaut mieux prévoir dès l'offre.
Sur les bâtiments industriels, la difficulté est ailleurs. Une toiture d'usine moderne porte des équipements : ventilation, extraction, climatisation, parfois des panneaux. Chaque appareil est une traversée, chaque traversée est un point faible, et l'expérience montre que la fuite vient presque toujours d'un socle mal relevé ou d'une reprise faite après le passage d'un autre corps de métier. Nous inspectons donc les points singuliers avant la membrane elle-même.
Le village est à six cent trois mètres, sur l'axe qui relie Lausanne à Yverdon, traversé par la Chamberonne et la Mèbre. Il est desservi par le train à voie étroite qui rejoint Échallens et Bercher, deux communes que nous couvrons aussi.
Cinquante-deux kilomètres de notre atelier.