Notre intervention à Corminboeuf
Corminboeuf occupe le plateau à l'ouest de Fribourg, à six cent quarante-sept mètres. C'est une commune résidentielle au sens strict : peu d'activité, peu de commerce, et un bâti fait pour l'essentiel de maisons individuelles et de petits immeubles construits entre les années huitante et deux mille.
Cette homogénéité de date est une information utile. Un parc bâti sur vingt ans arrive à maturité en même temps : les couvertures posées dans les années huitante ont aujourd'hui quarante ans, celles de l'an deux mille en ont vingt-cinq. Les premières demandent une décision maintenant, les secondes tiendront encore une décennie.
Nous le disons au relevé, parce que c'est ce qui distingue une réfection nécessaire d'une réfection prématurée. Sur une toiture des années huitante, les tuiles sont souvent encore bonnes mais l'écran de sous-toiture d'époque, en film simple, a perdu sa fonction. C'est lui qu'il faut remplacer, ce qui suppose de déposer la couverture — d'où un coût sans rapport avec l'état apparent du toit.
Le plateau, dégagé, n'offre par ailleurs aucun abri au vent d'ouest. Sur les lotissements construits en terrain ouvert, ce sont les rives de toiture et les tuiles de bord qui travaillent le plus, alors même que le reste du pan reste parfaitement sain. C'est la première ligne que nous contrôlons lors d'un entretien.
Deux mille six cent nonante-cinq habitants, NPA 1720, à vingt-cinq kilomètres de notre atelier.