Notre intervention à Neyruz
Neyruz s'est construit le long de son axe. La route et la voie ferrée qui relient Fribourg à Romont traversent la commune de part en part, et le village s'est étiré à leur suite plutôt que de se serrer autour d'une place. À six cent nonante-huit mètres, il domine déjà Fribourg d'une centaine de mètres.
Cette forme allongée a une conséquence que l'on sous-estime : les bâtiments sont presque tous orientés de la même façon, parallèlement à l'axe. Un vent d'ouest attaque donc les mêmes pans dans tout le village, et une tempête y fait des dégâts groupés — nous recevons rarement un seul appel de Neyruz après un gros coup de vent.
C'est aussi ce qui rend l'entretien préventif rentable ici. Les rives et les faîtages exposés se contrôlent en une visite pour plusieurs bâtiments voisins, et quand plusieurs propriétaires d'une même rue s'organisent, le coût d'installation se partage.
L'altitude commence par ailleurs à se faire sentir. À près de sept cents mètres, la neige tient plusieurs jours et le gel alterne avec le dégel une bonne partie de l'hiver — assez pour que la résistance au gel de la tuile devienne un critère de choix, ce qu'elle n'est pas encore en plaine.
Le bâti est résidentiel, majoritairement postérieur aux années septante, avec un noyau villageois ancien resté modeste. Deux mille cinq cent soixante-six habitants, NPA 1740, à vingt-sept kilomètres de notre atelier.