Notre intervention à Marly
Marly est la première commune où l'on sent la montée, en quittant Fribourg vers le sud. Six cent vingt-sept mètres, soit quarante de plus que la ville voisine : peu de chose sur une carte, assez pour que la neige tienne un peu plus longtemps et que le gel morde davantage sur les tuiles poreuses.
La commune s'est développée autour d'un site industriel installé dans la vallée de la Gérine, aujourd'hui reconverti en parc d'entreprises. Autour, huit mille habitants dans des quartiers construits pour l'essentiel entre les années soixante et nonante — villas, petits immeubles, barres résidentielles.
Ce parc arrive aujourd'hui au moment où les couvertures d'origine demandent une décision. Les tuiles paraissent souvent saines, mais les fixations ont travaillé, les écrans de sous-toiture d'époque — quand il y en avait — ne remplissent plus leur rôle, et les chéneaux galvanisés se percent aux jonctions. Reprendre un pan isolément revient alors à payer deux fois le même échafaudage. Nous le disons au relevé, chiffres des deux options à l'appui.
La vallée de la Gérine ajoute une contrainte d'accès. Plusieurs quartiers sont bâtis sur les flancs, avec des routes étroites et pentues où un camion-grue ne se pose pas n'importe où. C'est un point que nous relevons sur place, parce qu'il décide parfois de la méthode de levage avant même du prix.
À vingt-neuf kilomètres de notre atelier, par la route de Fribourg.