Notre intervention à Versoix
Versoix est la commune genevoise la plus proche de notre atelier — quatre-vingt-dix-sept kilomètres, une dizaine de moins que la ville de Genève — et l’une des plus vertes. Dix kilomètres carrés et demi pour quatorze mille habitants : mille trois cents personnes au kilomètre carré, là où Genève en compte treize mille.
Le territoire descend du plateau boisé jusqu'à la rive du lac, et le bâti suit : villas sous les arbres, anciennes propriétés, hameaux, et le noyau ancien autour de l'ancienne papeterie. On y travaille sur des toitures individuelles bien plus que sur des immeubles, avec un accès de plain-pied et de la place autour — l'inverse exact des chantiers du centre genevois.
Les grands arbres, eux, imposent leur rythme d'entretien. Sous un couvert dense, les chéneaux se remplissent deux fois par an au lieu d'une, les mousses s'installent vite sur les pans nord, et une toiture négligée cinq ans se rattrape moins facilement qu'en terrain dégagé.
La proximité relative change aussi notre organisation. Versoix est à une dizaine de kilomètres de moins que le centre genevois, ce qui reste loin : nous y venons une fois, avec de quoi tout relever, et l'offre part ensuite sans seconde visite.
Quatre cent trente-quatre mètres, sur la rive droite du Léman.