Notre intervention à Lancy
Lancy se transforme vite. Trente-sept mille deux cent cinquante-neuf habitants sur moins de cinq kilomètres carrés, et un territoire où des tours neuves s'élèvent à quelques centaines de mètres de quartiers de villas des années trente.
Cette juxtaposition se voit d'abord sur les toits, et elle divise le travail en deux. Sur le bâti récent, les toitures sont plates ou à très faible pente, en membrane, souvent avec des installations techniques posées dessus — ventilation, panneaux, garde-corps. Chaque plot, chaque fixation traverse l'étanchéité et devient un point de contrôle. Sur les villas anciennes, on retrouve la tuile, les lucarnes et les chéneaux à curer.
Un couvreur qui ne fait que l'un des deux ne couvre pas Lancy. Nous chiffrons les deux, et sur les toitures plates nous commençons systématiquement par relever les traversées : c'est là que l'eau passe, presque jamais au milieu d'une membrane saine.
Cette double nature vaut aussi pour l'entretien. Une membrane se contrôle à l'œil et au toucher, une fois par an, aux points singuliers ; une couverture en tuiles se contrôle après les coups de vent et après l'hiver. Ce ne sont ni le même calendrier ni les mêmes signes d'alerte, et nous adaptons le suivi au bâtiment plutôt qu'à la commune.
Quatre cent vingt mètres d'altitude, à cent neuf kilomètres de notre atelier.