Notre intervention à Pully
Pully occupe le coteau qui descend de la colline lausannoise jusqu'au Léman. La commune s'étire sur la pente, du bord de l'eau aux hauts, et cette inclinaison se retrouve sur presque tous ses toits : peu de terrains plats, des accès en pente, des jardins en terrasses.
Le bâti y est particulier. Beaucoup de villas de la première moitié du vingtième siècle, généreuses, avec des toitures découpées — croupes, demi-croupes, lucarnes, parfois une tourelle. Ces couvertures-là ne se chiffrent pas au mètre carré de surface projetée : ce sont les arêtiers, les noues et les raccords qui font le temps de travail, et une toiture de cent mètres carrés très découpée coûte plus qu'une toiture de cent cinquante à deux pans.
Nous le détaillons dans l'offre, ligne par ligne, parce que le contraire donne un prix au mètre carré qui paraît élevé sans qu'on comprenne pourquoi. Sur ce type de couverture, la surface ne dit presque rien.
La pente ajoute sa propre contrainte à l'organisation. Sur un terrain incliné, l'échafaudage se règle marche par marche et le camion ne se gare pas toujours devant la maison : il faut parfois monter le matériel depuis la rue du dessous. C'est un poste que nous relevons sur place, jamais depuis une photo aérienne.
Dix-neuf mille cinq cent trente-huit habitants, à cinq cent soixante-six mètres au point de référence de la commune, et à soixante kilomètres de notre atelier.