Notre intervention à Renens
Renens tient sur moins de trois kilomètres carrés et compte près de vingt et un mille habitants. On y entre depuis Lausanne sans s'en apercevoir : rien, dans la rue, ne dit où finit une commune et où commence l'autre. Pour nous, cela a une conséquence pratique — c'est l'adresse qui compte, jamais la ville que le client croit habiter, et nous la vérifions avant d'établir une offre.
La commune est traversée par le faisceau ferroviaire qui relie Lausanne au reste du canton. Plusieurs bâtiments bordent directement les voies, et un chantier de toiture y demande une coordination particulière : l'échafaudage, la grue et le levage ne se posent pas comme ailleurs quand une caténaire passe à quelques mètres. Nous prenons ce point en compte au relevé, parce qu'il change le délai avant le premier jour de travail, pas seulement le prix.
Le parc de logements est majoritairement collectif et date des trente années d'après-guerre. Les toitures y sont simples — deux pans, tuiles béton ou terre cuite — mais grandes, et les interventions se traitent en copropriété plutôt qu'avec un propriétaire unique.
Sur ce parc collectif, la question la plus fréquente n'est pas le prix au mètre carré mais la coexistence : peut-on refaire une toiture avec les habitants dans les logements ? La réponse est oui dans la quasi-totalité des cas, à condition de traiter la sous-couverture par tranches et de ne jamais laisser une surface ouverte d'un jour sur l'autre.
Quatre cent quinze mètres d'altitude, à cinquante-sept kilomètres de notre atelier.