Notre intervention à Morges
À trois cent septante-quatre mètres, Morges est la plus basse des communes que nous couvrons — le niveau du Léman, quarante mètres sous celui du lac de Neuchâtel. La ville tient sur moins de quatre kilomètres carrés, face à une rive dégagée où rien ne freine la bise.
C'est le vent qui commande. Sur une rive plate et sans obstacle, il attaque les rives de toiture et le faîtage avant tout le reste : une tuile de rive mal fixée se soulève, celle d'à côté suit, et l'eau entre par le pignon plutôt que par le milieu du pan. Nous fixons mécaniquement les rangs de rive et les faîtières en conséquence, et ce sont ces lignes-là que nous contrôlons en premier lors d'un entretien.
Le bourg ancien est ordonné : une trame régulière héritée du dix-huitième siècle, des immeubles alignés et mitoyens, des toitures qui forment des ensembles continus sur toute une rue. On n'y reprend pas un pan isolément sans regarder ce que font les voisins. Le centre figurant à l'inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale, teinte et format de tuile se vérifient auprès de la commune avant commande.
Quinze mille sept cent cinq habitants, à soixante-cinq kilomètres de notre base.