Notre intervention à Farvagny
Farvagny a été un chef-lieu. Fief de la maison de Savoie puis acheté par Fribourg en mille quatre cent huitante-trois, le village devient le siège du bailliage de Pont-Farvagny, et sa maison de justice est transformée entre mille six cent dix-sept et mille six cent vingt-cinq en château, résidence du bailli, jusqu'à sa vente en mille huit cent un.
Cette histoire a laissé un bâti sans rapport avec la taille actuelle du village : un château, une église Saint-Vincent néogothique consacrée en mille huit cent nonante-deux et inscrite comme bien culturel d'importance nationale, et autour d'eux des maisons anciennes de belle facture. La première église, au onzième siècle, portait déjà un clocher massif à flèche octogonale.
Une flèche de ce type est l'ouvrage le plus exigeant d'une couverture. La pente y est forte, l'accès se fait par l'intérieur ou par un échafaudage complet, et le moindre défaut d'étanchéité en tête se voit des années plus tard, en pied, sous forme de charpente noircie. Nous ne chiffrons jamais ce genre d'ouvrage depuis le sol.
Le village est haut : sept cents mètres, sur les contreforts du Gibloux, plus exposé à la neige et au vent que la plaine fribourgeoise en contrebas. Les bâtiments agricoles y ont des pans étendus qui prennent la charge de plein fouet.
Farvagny a réuni ses voisins en mille neuf cent nonante-six, puis a rejoint la commune de Gibloux en deux mille seize. Le nom reste celui du village. Trente-deux kilomètres de notre atelier.