Notre intervention à Lully
La commune de Lully n'est pas un village mais trois. Depuis deux mille six, elle réunit Lully, Seiry et Bollion, qui comptent respectivement un peu moins de six cents, environ quatre cents et un peu plus de deux cents habitants, sur cinq cent quarante hectares. Pour un couvreur, cela veut dire trois noyaux bâtis distincts, séparés par des champs, chacun avec sa propre exposition.
Cette dispersion a une conséquence pratique. Le plateau domine le lac de Neuchâtel, et selon que l'on se trouve sur un versant ou sur l'autre, un même type de toiture ne vieillit pas au même rythme : le vent du large n'attaque pas les trois villages de la même manière, et les pans qui sèchent mal ne sont pas les mêmes. Nous faisons donc le relevé sur place plutôt que de déduire l'état d'un toit de celui d'un voisin situé à deux kilomètres.
Le bâti est ancien. L'église de Lully est citée en mille onze, quand Rodolphe trois de Bourgogne la restitue au couvent de Romainmôtier, et sa première construction en pierre remonte aux environs de l'an mille ; son clocher a été refait en mille huit cent septante. Autour, des fermes de la Broye aux vastes pans d'un seul tenant, et des maisons villageoises reprises au fil des générations.
La commune est proche de la sortie d'autoroute de la Rose de la Broye et d'Estavayer-le-Lac. Vingt kilomètres nous séparent de notre atelier.