Notre intervention à Belfaux
Belfaux occupe le coude de la Sarine, à quelques kilomètres en aval de Fribourg, à cinq cent huitante mètres. C'est un nœud ferroviaire — deux lignes s'y croisent — et le village s'est étendu autour de ses deux gares plutôt qu'autour d'un noyau unique.
La proximité du rail n'est pas un détail pour un couvreur. Plusieurs bâtiments bordent les voies, et un échafaudage ou un levage à leur aplomb demande une coordination avec l'exploitant ferroviaire, avec des créneaux imposés et un délai d'instruction. Nous l'annonçons au relevé, parce que cela déplace la date de début du chantier bien plus que son prix.
Pour le reste, Belfaux est une commune résidentielle de l'agglomération fribourgeoise, avec un bâti largement construit entre les années soixante et nonante. Ces couvertures arrivent aujourd'hui au terme de leur première vie : les tuiles semblent saines, mais les fixations ont travaillé et les chéneaux galvanisés se percent aux jonctions.
La Sarine, en contrebas, entretient un fond d'humidité que l'on retrouve sur les toits proches de la rivière. Les pans nord y verdissent plus vite qu'à quelques centaines de mètres sur le plateau, et le curage des chéneaux y compte davantage : les feuilles des berges finissent toutes au même endroit.
Trois mille deux cent huitante et un habitants, à vingt-deux kilomètres de notre atelier.